Bien sûr, tout blanc de peau ne passe jamais inaperçu à Mada... Impossible de se fondre dans la masse ! En ville, et notamment à Tana, on peut néanmoins facilement distinguer le "vrai touriste" du "pseudo zanatana" (1).

Les 10 commandements du parfait touriste discret à Antananarivo (la capitale) :

- même en pleine ville, se promener en habits de randonnée, comme si l'on allait au fin fond d'un parc naturel très sauvage

- emmener son sac à dos ("quechui" pour les français, pour bien se faire repérer des autres français comme étant leur compatriote)

- remplir ledit sac d'un nécessaire de survie (pour compléter la panoplie "randonneur en milieu hostile") : de quoi manger et une bouteille remplie d'eau, un guide de voyage (en général, le routard), ses papiers, un nécessaire de pharmacie d'urgence "au cas où", de la crème solaire, un pull au cas où il ferait froid, un K-Way au cas où il pleuve, plusieurs paquets de mouchoirs en cas d'allergie, l'indispensable appareil photo... j'en oublie ?

- porter ledit sac à dos sur son ventre, pour éviter de se faire piquer les trésors qu'il contient

- privilégier les sorties en groupe, ce qui aide à passer inaperçu

- parler fort de ses impressions des aventures de la veille ("Mmmh, ce restaurant, là, il était bon et pas cher !" ou "Toutes les filles étaient à mes pieds, hier soir, en boîte !")

- lorsqu'en fin de compte, on se rend compte que dans cette capitale (mais aussi dans toutes les villes, même petites), on peut acheter à peu près partout de quoi boire et faire un en-cas, plutôt que de tenter l'aventure d'une emplète dans un epi-bar (2) local, se rabattre sur un café tenu par des vazahas (3), conseillé dans le guide de voyage

- une fois attablé, sortir ledit guide de voyage et le poser sur sa table, pour marquer son appartenance, et le compulser afin de vérifier quelle est la spécialité du lieu que l'on va commander, plutôt que de tester un autre plat

- prêter attention aux enfants mendiants, aux marchands de souvenirs, être gentil avec eux

- ... à vous, lecteurs, de compléter ces commandements !

(1) zanatana = local, souvent utilisé pour les descendants d'européens nés à Madagascar (vous me corrigez, les malgachophones, si je dis une connerie !)
(2) epi-bar = épicerie + bar, comme son nom l'indique !
(3) vazaha = européen, ou blanc de peau