Cécile est une copine rencontrée à Madagascar lorsque j'y habitais. Elle réalise actuellement une étude dans le grand Sud malgache, dans le cadre de ses études d'anthropologie. Pour changer un peu de Tsiroanomandidy, voici quelques messages de l'extrême Sud...

Le décor du sud semi désertique où il fait chaud et sec c'est beaucoup de sable délimité par des haies de cactus avec des chemins, des maisons en bois et des champs de maïs, manioc et patate douce.

bocage_au_cactus

Le problème éternel est l'absence d'eau, mais depuis qu'un projet a construit un puits à 4 kilomètres du village d'A., c'est la porte à côté et les enfants en 2 ou 3 aller-retours assurent les besoins quotidiens de la famille.
Les mauvaises années (quand il ne pleut pas car ici le beau temps c'est la pluie), il n'y a pas de récolte et c'est la famine. Ça c'est vue d'avion.

puit_des_hommes_et_puits_des_zebus

Quand on se rapproche, il y a tellement de détails que vous m'excuserez le vrac qui suit.
C'est un lieu où certaines filles à 17 ans ont déjà 3 enfants, ce qui pousse les vazaha de 25 à se sentir vieilles et stériles. Ce dernier point a d'ailleurs fait l'objet d'inquiétude au village : comment être mariée sans avoir d'enfant ? C'est là qu'intervient la technologie vazaha qui impressionne, mais il y a une bonne raison à ça. Les vazaha sont les enfants préférés de Dieu, c'est pourquoi ils savent des choses : ils font voler des bouts de ferraille dans le ciel qui devient une grand route ; ils mettent la main à l'oreille et peuvent parler à quelqu'un de l'autre côté de la mer ; ils suivent les baleines dans la mer...).
Les vazaha sont vraiment incroyables.

(...) suite au prochain post !